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Un 9 Février

vendredi, Fév 27

Février : c’est mon anniversaire

Février, un mois que j’affectionne particulièrement. Les jours commencent à rallonger, on sent qu’on va sortir petit à petit de l’hiver.

Il y a encore quelques années, je préparais la saison en salle et ce mois représentait une période courte pendant laquelle il fallait venir capitaliser sur le travail hivernal. Mais j’affectionne surtout ce mois parce que c’est mon anniversaire. Le 9 février.

Je vais vous raconter une petite histoire, celle d’un 9 février qui a changé la donne, ma carrière et ma vie ces dernières années.

Le 9 février 2021, je m’apprêtais à prendre le départ du 3000 m de Liévin. Ma première compétition internationale.
J’avais fait, en rentrée trois semaines avant, 9’02, et je sentais que je pouvais aller chercher ce minima fixé à 9’00 par la fédération pour participer aux Championnats d’Europe en salle à Torun (9’10 pour European Athletics).

Bien qu’étant sur une pente ascendante depuis deux ou trois ans, je ne trouvais pas de marque prête à m’accompagner. Quelques-unes d’entre elles répondaient que j’étais trop âgée pour pouvoir prétendre à une carrière qui commencerait sur le tard.

Prête à en découdre ce jour-là et à décrocher les minimas, je décide d’écrire « 30 » sur mes paumes de mains et de faire un petit coucou à la caméra quand elle passerait sur moi au départ. Pour que personne n’oublie ce que la “vieille” était capable de faire.

Je termine la course en 8’53’’00. J’ai passé toute la nuit choquée de ce que je venais de réaliser.

Deux semaines plus tard, je suis championne de France et je valide donc mon billet pour les Championnats d’Europe à Torun.

Arrivée à Torun, j’ai un tendon qui grince à cause de l’exigence de l’entraînement et de cette découverte du haut niveau. En parallèle, je suis toujours ingénieure dans l’automobile. Ma saison hivernale 2021 n’a été orientée que par l’entraînement, les compétitions et le travail, ce qui laissait peu de temps au repos et aux soins nécessaires pour qu’une gêne ne devienne pas rapidement une blessure.

J’arrive donc très entraînée, mais avec beaucoup de doutes quant à savoir si mon tibial postérieur allait tenir ces deux courses à 24 heures d’intervalle.

En demi-finale, je me fais balader par les filles, je prends des coups de partout, une vraie victime. Je suis la dernière qualifiée au temps. En 8’56. Je me rappelle que j’ai une chance incroyable d’être là et je me promets que le lendemain, ça se passera différemment.

En finale, je me place devant dès le début afin de ne pas être gênée et d’obliger les autres à faire l’effort du dépassement (plus compliqué en salle car les lignes droites sont plus courtes). Une athlète se replace devant moi et mène le train. Je n’ai plus qu’à me concentrer et à suivre en évitant de décrocher le wagon pendant 15 tours.

À moins de trois tours de l’arrivée, tout le monde s’emballe. Je me fais dépasser par au moins sept filles. Je m’accroche alors que ça fait déjà très mal. À moins d’un tour et demi, une athlète trébuche et entraîne dans sa chute une deuxième. Je suis alors sixième.

Je réalise que c’est maintenant ou jamais. Je remonte sur deux athlètes et je passe la cloche en quatrième position. Il ne reste plus qu’une fille à dépasser et je suis sur le podium. Je remonte sur les deux Anglaises, nous sommes au coude à coude.

Dans le dernier virage, je réalise que je vais faire une médaille. C’est à ce moment-là que je commets une erreur en considérant que mon objectif était atteint (je m’étais visualisée sur le podium, et non médaillée d’or).

Gênée par la première devant moi, j’essaie de faire un écart pour la dépasser mais je suis bloquée par la deuxième. Je me rends compte que ce sera l’argent ou le bronze, mais que j’ai fait une erreur tactique pour pouvoir décrocher l’or ce jour-là, bien que mes jambes frétillaient encore dans cette dernière ligne droite. Je suis tellement près de la première que c’est donc moi qui remporte l’argent.

J’étais sur mon nuage.

Dans les semaines qui ont suivi, j’ai eu des propositions de toutes les marques. Et j’ai pu choisir celle qui me plaisait le plus.

C’est Nike qui a attiré mon attention. Je me reconnaissais dans cette marque par sa philosophie de la gagne et sa volonté d’innover.
Une marque visionnaire et qualitative qui m’inspirait confiance.

Cinq ans plus tard, après de nombreuses saisons passées aux côtés de la marque, c’est Nike qui s’est souvenu de mon anniversaire.
Ce détail, arrivé le 9 février à mon domicile, m’a directement transportée à ce 9 février 2021 où je m’étais armée de toute ma volonté et de toute mon énergie pour qu’on me remarque et que l’on m’offre un futur.

Je tiens à remercier la team Nike du fond du cœur pour leur confiance et pour m’avoir permis de devenir athlète professionnelle dès la signature de ce contrat.

Quelques mois plus tard, j’ai démissionné de mon poste d’ingénieure et j’ai tenté le tout pour le tout. Sachant que si je commençais à exploiter mon potentiel à 100 %, je pourrais produire une meilleure version de moi-même et vivre de cette passion.

Si tu me découvres à travers cet article…

Depuis mes 30 ans, je suis 8x championne de France, vice-championne d’Europe et championne d’Europe. J’ai amélioré 8 fois le record de France, et la 8ᵉ fois, c’était également le record d’Europe, réalisé le jour où j’ai pris la 4ᵉ place aux JO de Paris.

Et tout ça, accompagnée par NIKE. Parce que, comme moi, ils ont osé. Osé croire que the greatest is in yourself, et pas dans un chiffre.

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Suivez mon quotidien d’athlète de haut niveau à travers mes stages d’entraînement et compétitions internationales. Découvrez les coulisses de mes préparations, défis et performances sur le terrain

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