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L’utilisation du Lactate à l’entraînement

vendredi, Mar 20

Le lactate : un outil clé dans mon entraînement de demi-fond

Lorsque je publie des vidéos sur les réseaux sociaux, beaucoup de personnes me demandent ce qu’est ce petit boîtier avec lequel je prélève une goutte de sang.

Et pour ceux qui le connaissent déjà, une autre question revient souvent : comment est-ce que je l’utilise concrètement à l’entraînement ?

Ce boîtier permet de mesurer le lactate sanguin, et c’est devenu pour moi un véritable outil de précision dans ma préparation.

Pourquoi mesurer le lactate ?

Dans ma pratique du demi-fond, environ 80 % de mon volume d’entraînement est consacré à l’endurance fondamentale, à travers des footings plus ou moins actifs. Mais dès qu’il s’agit de travailler des intensités plus élevées, ce qu’on appelle les filières énergétiques spécifiques, la précision devient essentielle.

Le lactate me permet justement d’avoir une lecture objective de l’intensité de l’effort produit. Contrairement à certaines idées reçues, il ne mesure pas directement la “fatigue musculaire”, mais plutôt la concentration de lactate dans le sang, qui reflète l’équilibre entre production et élimination d’énergie à une intensité donnée.

C’est donc un indicateur très fiable pour situer mon effort physiologique.

Un indicateur complémentaire aux sensations

La gestion de ma charge d’entraînement repose avant tout sur mes sensations, mon expérience, et d’autres données comme la fréquence cardiaque. Mais croiser ces informations avec une donnée mesurable et stable comme le lactate permet d’affiner l’analyse.

Avec le temps, j’ai accumulé beaucoup de données, ce qui me permet aujourd’hui de connaître précisément les zones de travail qui me correspondent (exprimées en mmol/L).

Cela me donne une grande précision pour adapter mes allures en fonction des objectifs de chaque séance.

Mieux contrôler l’intensité

L’un des grands intérêts du lactate est de m’aider à contrôler mes allures :

  • éviter de dépasser certaines zones physiologiques
  • cibler précisément une filière énergétique
  • ne pas générer plus de fatigue que nécessaire

C’est particulièrement utile dans un sport où l’on pourrait facilement être tenté d’aller trop vite. Or, à l’entraînement, “plus” n’est pas toujours “mieux”. Ce qui compte, c’est d’être capable de répéter et de maintenir une intensité juste.

Suivre ma progression dans le temps

Mon entraînement est basé sur une progression des allures que je dois être capable de soutenir de plus en plus longtemps. Le lactate m’aide à vérifier si mon corps s’adapte correctement à ces exigences.

Concrètement, au fil des semaines et des mois, je peux observer :

  • une diminution du lactate pour une même allure → signe de progression
  • une meilleure stabilité des valeurs → meilleure tolérance à l’effort
  • une capacité à maintenir des intensités élevées plus longtemps

Ces données me permettent de savoir si je suis prête à franchir un cap… ou s’il est préférable de temporiser.

Comment je l’utilise concrètement

Sur les séances de fractionné (avec plusieurs répétitions), je réalise généralement :

  • une mesure en milieu de séance
  • une mesure en fin de séance

L’objectif est d’observer l’évolution du lactate au cours de l’effort :

  • y a-t-il une dérive ?
  • est-ce que cela correspond à l’objectif de la séance ?

En augmentant progressivement le volume ou l’intensité au fil des semaines, je peux voir si mon organisme devient plus efficace pour gérer cette charge.

Un protocole simple mais rigoureux

La prise de mesure est rapide :

  1. Je me pique au doigt pour obtenir une goutte de sang
  2. Je l’analyse avec le lecteur
  3. J’obtiens une valeur en mmol/L
  4. Je note cette donnée dans mon carnet d’entraînement

L’un des avantages du lactate est qu’il est relativement peu influencé par des facteurs extérieurs (alimentation récente, fatigue générale, stress…), contrairement à la fréquence cardiaque ou à l’allure.

Cela en fait un indicateur particulièrement intéressant pour le suivi à long terme.

Trouver le bon équilibre

Enfin, le lactate est aussi un excellent garde-fou. Il m’aide à rester dans la bonne zone de travail et à ne pas basculer dans un effort trop intense.

Car en entraînement, l’objectif n’est pas d’aller le plus vite possible, mais de progresser de manière durable.

Je préfère être capable de maintenir une allure cible longtemps, plutôt que de produire un effort trop intense qui générerait une fatigue excessive.

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