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Un printemps asiatique pour préparer la saison

vendredi, Mai 15

Et si mon forfait à Tokyo n’avait pas été une fin, mais le début de quelque chose de nouveau ?

Tokyo en demi-teinte

Alors que je venais de déclarer forfait suite à une blessure aux Championnats de France, je me déplace quand même à Tokyo pour passer des vacances avec ma famille et mes amis. Mais j’en profite aussi pour faire un détour au stade le soir de la finale du 3000 m steeple féminin.

J’observe cinq chutes pendant cette course et je remarque que les résultats sur le demi-fond international sont en dessous des chronos auxquels nous nous étions habitués récemment, avec des courses beaucoup plus tactiques et des records de championnats plus rares.

Je me rends alors compte que les conditions climatiques et le décalage horaire font beaucoup de dégâts et mériteraient d’être davantage pris en compte. Mais j’en reste là dans ma réflexion.

Un passage par Taïwan obligatoire

Lorsque tout le monde repart de Tokyo, Bruno et moi faisons un détour d’une semaine à Taïwan, là où nous nous sommes rencontrés dix ans plus tôt.

Nous pensions simplement que c’était l’occasion de revenir sur les lieux du crime. Une fois à Taïwan, c’est à nouveau l’enchantement. Tout nous plaît ici, et nous a toujours plu. Il y a des énergies incroyables.

En bons touristes, nous montons en haut de la Taipei 101, une tour de plus de 500 mètres de haut. Et de là, j’aperçois des pistes absolument partout. Tous les 300 mètres, il y avait une piste. En tant que chasseuse de pistes, j’avais envie de toutes les essayer (rire).

Et Bruno me dit, perché à 500 mètres de haut :
« Tu serais bien là à t’entraîner. »

Il ne fallait pas me le dire deux fois.
« Il n’y a pas un championnat en Asie ? »
« Si, Pékin 2027 et les Diamond Leagues en Chine. »

Nous rentrons de Taïwan en sachant, pour la deuxième fois, que nous y reviendrions.

J’attendais avec impatience la liste des épreuves des Diamond Leagues. En 2025, la Chine avait accueilli les hommes sur steeple lors de ses deux compétitions. Je priais pour que, logiquement, les femmes soient programmées en 2026.

En novembre, la liste sort : Shanghai et Xiamen organisent le steeple féminin en mai 2026.

Action, réaction

Je décide donc de construire un été en deux parties, avec un premier stage préparatoire à ces deux Diamond Leagues entre avril et mai. Puis une deuxième partie de saison, avec les mois de juin et juillet pour préparer les Europe en août et les dernières Diamond Leagues jusqu’en septembre.

Mais pour cela, je dois aussi organiser mon hiver en conséquence, car le temps nécessaire pour construire un corps de steepleuse pour l’été ne peut pas passer par de gros objectifs hivernaux. D’autant plus que je souhaitais désormais faire une saison estivale en deux temps.

Faire un premier test à Taïwan comme lieu de stage me semblait judicieux au printemps, car les conditions climatiques y sont plus supportables et se rapprochent de celles que j’allais rencontrer en Chine.

Ayant également beaucoup de difficultés à assimiler le décalage horaire, partir un mois avant l’échéance me permettait d’arriver dans de bonnes conditions pour découvrir le circuit chinois.

La logistique

J’avais repris la course à pied en 2015 lorsque je vivais à Taïwan, et j’avais participé au semi-marathon local.

Je ne faisais alors que des footings, mais j’avais déjà mon spot préféré pour courir : le long de la rivière, avec des kilomètres de plat. Je savais donc que 60 % de mon entraînement pourrait être assuré sur ces promenades.

J’ai donc loué un appartement à 500 mètres du riverside. Dans le même bâtiment se trouvait une salle de sport sur cinq étages. Si ça, ce n’est pas le rêve…

À 500 mètres de l’autre côté se trouve l’université où j’ai étudié, et surtout une piste ouverte au public à n’importe quelle heure.

J’ai très vite sympathisé avec des groupes de runners locaux, des clubs, le groupe de l’université, et ils m’ont facilité l’accès au matériel (haies, bains froids, vestiaires…) et parfois même à des sparring-partners.

Le seul problème ici, c’est que les pistes étant ouvertes au public, il n’est pas possible de mettre un vélo sur la piste pour me lancer au rythme pendant les séances. Bruno a donc fait un vrai stage commando, en me tirant sur certaines séances, tout en poursuivant son propre entraînement en natation et à vélo, sans oublier le télétravail.

Je n’aurais pas pu rêver de meilleures conditions pour mener ce stage, et j’étais très loin d’imaginer l’hospitalité avec laquelle les Taïwanais allaient m’accueillir.

Cap sur les compétitions

J’ai quitté Taïwan ce jeudi avec le cœur serré et, pour la troisième fois, la certitude que nous reviendrons.

Je suis ensuite arrivée à Hangzhou pour la Diamond League de Shanghai, qui se déroule en réalité à Keqiao.

Mon objectif sur cette première sortie est de la prendre comme une course de calibration. Aucun artifice : ni protocole caféine, ni bicarbonate. Je veux voir où j’en suis avec les armes du moment. Mais surtout, prendre du plaisir pour ma rentrée sur la distance.

Je suis très heureuse de notre nouvelle collaboration avec Manuel Ageitos. Nous connaissons le chemin et avons l’ambition d’être en forme sur les temps forts de la saison : les Championnats d’Europe à Birmingham et la finale de la Diamond League.

Vous pouvez me suivre sur la chaîne YouTube de la Diamond League (https://www.youtube.com/@diamondleague) ce samedi à 13 h 23, heure française !

À très vite,

Alice

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